Comme annoncé, les enseignants ont entamé leur mot d’ordre de grève mercredi sur toute l’étendue du territoire national, entraînant la non effectivité de la rentrée scolaire initialement prévue ce 03 octobre.

De l’école primaire de Dar es Salam au lycée Kipé, en passant par le collège de Ratoma à Conakry, aucun élève et enseignant n’était présent. Rencontré avec sa famille au quartier Hamdallaye, Ibrahima Barry enseignant, dit suivre le mot d’ordre de grève.

«Nous sommes en grève. Il n’est pas question de reprendre les cours tant que nos revendications ne sont pas prises en compte par le gouvernement », explique-t-il.
Sur la même lancée, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah parle déjà d’une réussite.

«Il n’y a pas eu ouverture des classes à Conakry et à l’intérieur du pays. Pour cette première journée, c’est une réussite totale», se félicite M. Soumah.

Il souligne que la reprise des négociations qui était prévue ce mercredi au ministère de la Fonction publique n’a pas eu lieu.

«La partie gouvernementale n’est pas venue. Nous avons attendus un peu et puis que nous n’avons pas eu d’interlocuteur, nous sommes rentrés. Lorsque le gouvernement sera prêt à négocier, il nous fera appel. Mais en attendant, nous poursuivons notre grève», indique Aboubacar Soumah. APA

 

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