Près de 16.000 personnes ont fui la République démocratique du Congo vers le Congo-Brazzaville pour échapper à des violences communautaires dans l’ouest du pays, ont indiqué vendredi les Nations unies.

Ces violences avaient déjà entraîné le report des élections générales du 30 décembre à Yumbi dans la province du Mai-Ndombe.

« Une vieille rivalité entre Banunus et Batende a provoqué de nouvelles violences communautaires », a déclaré un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) Andrej Mahecic.

« On rapporte que la reprise des violences a tué des dizaines de personnes, avec quelque 150 blessés qui sont arrivés au Congo-Brazzaville », a-t-il déclaré. « C’est le plus grand flux de refugiés en provenance de la RDC vers le Congo-Brazzaville depuis presqu’une décennie », selon lui.

En 2009, quelque 130.000 personnes avaient traversé le fleuve pour fuir des affrontements ethniques dans le province de l’Equateur. La République du Congo-Brazzaville abrite environ 60,000 réfugiés, principalement de la RDC, de la Centrafrique et du Rwanda.

La dernière vague de réfugiés comprend surtout des femmes et des enfants de la communauté Banunu. Ils arrivent dans la région de Makotipoko et Bouemba, où les autorités de Brazzaville et les agences des Nations unies leur fournissent des traitements médicaux.

« Ceux qui fuient la RDC parlent d’attaques, de maisons incendiées et de personnes tuées », selon le porte-parole du HCR. AFP

 

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